Une illustration montrant les membres d'une équipe diversifiée célébrant leur succès en se tapant dans la main à l'unisson.
Lorsque des voix diverses s'unissent, la haine a moins de place pour se développer. Des partenariats solides ouvrent la voie à la compréhension, à l'inclusion et à un avenir exempt de discours de haine.
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Le pouvoir des partenariats contre les discours de haine

La lutte contre les discours de haine reste une priorité essentielle pour les Nations Unies, mise en œuvre à travers sa Stratégie et son Plan d’action, renforcés par la résolution A/RES/79/316 (juin 2025). Celle-ci encourage les États Membres à développer des initiatives concrètes dans tous les secteurs pour promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel, la tolérance et la coopération. La Stratégie souligne l’importance des partenariats et d’une approche impliquant toute la société, ainsi que la nécessité de sensibiliser le public aux droits humains, à la non-discrimination, au respect de la diversité et à la compréhension des autres cultures et religions.

Face à la recrudescence des conflits mondiaux, où les discours de haine attisent les tensions, il est urgent de renforcer les approches concrètes et les stratégies évolutives pour briser les cycles de haine, protéger les personnes ciblées et promouvoir l’empathie, l’acceptation et le respect de la diversité. Ces approches pratiques, combinant politiques, nouvelles technologies et partenariats innovants, visent à s’attaquer aux causes profondes des discours de haine, à en atténuer l’impact et à les contrer, tout en intégrant éducation, médias et culture numérique. Dans ce contexte, les partenariats restent essentiels pour concevoir et mettre en œuvre ces outils, contribuant ainsi à un écosystème de l’information sain.

Contexte

En juillet 2021, l'Assemblée générale des Nations Unies a souligné les préoccupations mondiales concernant « propagation et la prolifération exponentielles des discours de haine » dans le monde et a adopté une résolution sur la « promotion du dialogue interreligieux et interculturel et de la tolérance ».

Cette résolution reconnait la nécessité de lutter contre la discrimination, la xénophobie et les discours de haine et appelle tous les acteurs pertinents - et notamment les États - à accroitre leurs efforts pour lutter contre ce phénomène, conformément au droit international des droits de l'homme.

Cette résolution proclame le 18 juin Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, qui sera célébrée pour la première fois en 2022.

Pour cette observance, les Nations Unies invitent les gouvernements, les organisations internationales, les groupes de la société civile et les individus à organiser des événements et des initiatives de promotion des stratégies permettant d'identifier et de lutter contre les discours de haine.

Que ce soit en tant qu'États Membres, secteur privé, médias et sociétés Internet, chefs religieux, éducateurs, acteurs de la société civile, personnes touchées par le discours de haine, jeunes ou simplement en tant qu'individu, nous avons tous le devoir moral de dénoncer fermement les instances du discours de haine et jouons un rôle crucial dans la lutte contre ce fléau.

Pourquoi s'attaquer au discours de haine ?

Étant donné que la diffusion de propos haineux peut être un signe avant-coureur de violence, notamment d’atrocités criminelles, limiter les discours de haine pourrait contribuer à atténuer leur incidence.

 

Ce n'est jamais juste un commentaire. Surmontez la haine.

Comment faire face aux discours de haine

Il peut parfois être difficile d'évaluer si un commentaire est considéré comme un discours de haine, en particulier lorsqu'il est exprimé dans le monde virtuel. Il peut également sembler accablant d'essayer de gérer un contenu manifestement haineux. Cependant, il existe de nombreuses façons de prendre position, même si vous n'êtes pas personnellement victime d'un discours de haine. Et vous pouvez faire la différence.

Découvrez la campagne #NonàLaHaine en téléchargeant la fiche d'information.

Comment aborder le discours de haine en ligne avec une approche basée sur les droits humains ?

La liberté d'expression est un droit fondamental, indispensable dans les sociétés démocratiques. Cependant, ce droit n'est pas un droit absolu, et peut être légalement restreint selon certains principes et conditions. En vertu du droit international, et plus particulièrement de l'article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), certains types de discours peuvent être interdits par la loi. L'incitation à la haine est un tel exemple de discours non protégé.  Le Plan d'action de Rabat des Nations unies sur l'interdiction de l'incitation à la haine fournit un ensemble complet de critères permettant aux États d’aborder cette question, en traçant une ligne claire entre la liberté d'expression et l'incitation à la haine et à la violence.

Personne n'est né pour haïr

Haine, théories du complot et préjugés s'infiltrent dans nos sociétés et nous affectent tous. Nous sommes plus que jamais inondés d'informations - et de désinformations - en ligne et hors ligne. Mais personne n'est né pour haïr. La haine s'apprend et peut être désapprise. L'éducation pour tous en est la base. Il est essentiel d'apprendre à réfléchir de manière critique à ce que nous voyons et entendons, créons et partageons, ainsi que de fournir aux apprenants des compétences en matière de maîtrise des médias et de l'information afin qu'ils puissent s'opposer à ceux qui prônent la haine.

Portrait d'une femme souriante servant de lien vers la page des célébrations des Nations Unies

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées permettent au système des Nations Unies, aux pouvoir publics et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.